De quoi s’agit-il ?

De phlogistique en calorique

 flamme

 

Le phlogistique (du grec phlogiston = brûlé) est ce supposé principe igné qu’a introduit le chimiste et médecin allemand Georges E. Stahl (1660-1734) pour rendre compte des phénomènes de combustion dans le cadre de la théorie des quatre éléments. Selon lui, tous les corps combustibles, minéraux, végétaux ou animaux, contiennent du phlogistique. Quand on chauffe un morceau de métal, par exemple, du phlogistique s’échappe, on produit une « chaux » métallique. Que l’on chauffe à son tour cette chaux, on réintroduit du phlogistique et on retrouve le métal. Cette théorie connut un succès considérable au XVIIIe siècle (au point que Kant place nommément Stahl au même rang que Thalès, Galilée et Torricelli (1608-1647) dans sa fameuse Préface à la seconde édition (1787) de la Critique de la raison pure). Elle a pesé sur I ‘interprétation que le chimiste et philosophe anglais Joseph Priestley (1733-1804) donne de ses expériences sur la combustion lorsqu’il désigne I‘oxygène sous l’appellation d’«air déphlogistiqué ». Elle a été rayée de l’histoire de la chimie par Lavoisier qui dénonce pour finir en 1785, le « phlogistique » comme un être imaginaire. La philosophie des sciences : « Que sais-je ? » n° 3624 Par Dominique Lecourt.

 

air

 

Lavoisier commence à s’interroger sur le rôle du phlogistique en explorant la calcination, en 1772. Il s’attaque à un problème connu depuis longtemps mais récemment discuté par Guyton de Morveau : si, comme on le pense alors, la calcination des métaux (que nous appelons oxydation) est une libération du phlogistique contenu dans les métaux, il est difficile de comprendre l’augmentation de poids des métaux calcinés. Guyton suggérait que le phlogistique étant plus léger que l’air, sa présence dans une substance la fait paraître plus légère. […] Lavoisier tente une autre explication après deux expériences : il fait brûler du soufre, puis du phosphore dans des vaisseaux fermés et constate, grâce à des pesées minutieuses avant et après la réaction, du tout et de chaque partie séparément, que le poids total est conservé, que celui du vaisseau demeure inchangé et que celui du soufre et du phosphore a augmenté. Il en conclut : « Cette augmentation de poids vient d’une quantité prodigieuse d’air qui se fixe pendant la combustion et qui se combine avec les vapeurs.» Convaincu de l’importance révolutionnaire de cette expérience, et soucieux d’affermir son interprétation, Lavoisier remet un pli cacheté à l’Académie le 1er novembre 1772 pour s’assurer la priorité d’une découverte qu’il juge « l’une des plus intéressantes de celles qui aient été faites depuis Stahl ». Bernadette Bensaude-Vincent, Isabelle Stengers, Histoire de la chimie, Paris, La Découverte, 2013, chapitre 14.

phlogistique2

 

« […] de nombreuses études portant sur les conceptions spontanées des élèves à propos des phénomènes naturels montrent à quel point celles-ci résistent à l’enseignement. Ainsi de nombreux élèves, tout en ayant fait des études en science, n’en continuent pas moins d’utiliser des conceptions substantialistes de la chaleur dans leurs raisonnements, ce qui les mène à des impasses en particulier lorsqu’il s’agit de distinguer le concept de chaleur de celui de température. En théorie cinétique, par exemple, la chaleur n’est pas une chose que I’on peut percevoir mais bien un concept qui permet d’interpréter les perceptions de manière différente. La réalité de la physique s’écarte donc de l’expérience sensorielle et, pour la bien comprendre, il faut abandonner I‘idée si bienancrée dans nos esprits qu’il est possible, grâce à l’appareil sensoriel, d’avoir un accès direct à une réalité en soi, prête à être comprise. En tant que pédagogues, on ne peut penser que les conceptions spontanées des élèves vont évoluer grâce aux seules évidences expérimentales et langagières qu’on leur fournit. » Jacques Désautels, Marie Larochelle. Qu’est-ce que le savoir scientifique ? Les presses de l’Université Laval ; p. 44-45.

 

chymie 

 


Le travail proposé interroge l’idée de chaleur et son évolution historique, entre conceptions substantialistes et mécanistes : phlogistique, calorique, ou mouvements moléculaires ? Nous sommes fin XVIIIe – début XIXe siècle ; quatre protagonistes incarnent les polémiques scientifiques de l’époque :

 

Pierre Joseph Macquer (1718 1784)

Hippolyte Amblard ( ? – 1845 – ?)

Antoine Laurent de Lavoisier (1743 1794)

Pierre Simon de Laplace (1749 – 1827)

 


Tous les documents  nécessaires sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier de phlogistique en calorique)


 

Document général : [0 de phlogistique en calorique.pdf]

 

Consigne 1 individuel (15 minutes)

Qu’est-ce que la chaleurFaire un schéma légendé et expliquer brièvement par écrit (sur feuille A4).

Les feuilles sont affichées, observées et comparées. Animation tableau pour extraire les propositions.

 

Consigne 2 en groupe de quatre au moins (60 minutes)

Chaque groupe représente l’un des 4 personnages évoqués plus haut et reçoit un ensemble de documents. Il s’agit d’exploiter les documents pour présenter les arguments du personnage en question. Une affiche synthétique sera réalisée pour servir de support à un jeu de rôle qui suivra.

 

Répartition des documents (voir dossiers documents et personnages indiqués plus bas) :

documents

Consigne préalable : compte tenu du volume de documents disponibles il convient de se les répartir, à charge pour chacun d’en faire les extractions nécessaires, qui seront alors communiquées aux autres membres du groupe. Puis réalisation des affiches.

Extraits.

bacon0

bacon2


traite de chimie

lavoisier


antioxyde1

antioxide1

 

Jeu de rôle avec le support des affiches de chaque groupe (le professeur peut diriger la distribution de parole, solliciter les interventions, inviter à préciser, etc.).

Discussion : sur les contenus et sur le déroulement du travail.

Magistral en situation : substantialisme et mécanicisme (chaleur « substance » ou mouvement) ; le modèle actuel (température et agitation thermique ; énergie interne ; transferts d’énergie thermique, conduction, convection, rayonnement…

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Diapos et animations disponibles : 

 

[thermique.pptx] ou [thermique.pdf]

thermique

 

[eau.mov] eau

[convectanim.gif] convectanim

[conduction.swf] convection

 

Voir aussi sur ce site : Mouvement brownien

 

 


Des animations sur le web :

 

F. Godbout https://sites.google.com/site/stsecondaire/5e-secondaire/th-cinetique-gaz

Jérôme RANDON ; Laboratoire des Sciences Analytiques ; Université Claude Bernard-Lyon I

http://www.unice.fr/cdiec

http://www.unice.fr/cdiec/animations/cinetique/d_v_m_orange.swf

http://www.unice.fr/cdiec/animations/cinetique/d_v_t_orange.swf

Chauvet F., Duprez C., Rouzé F. ; SEMM Université Lille I

http://www.epi.asso.fr/logiciel/catal/7219.htm

T. Davieshttp://clemspcreims.free.fr/Simulation/conduction.swf

Hachette http://www.lerepairedessciences.fr/terminale_S/5energie/chap17/transferts%20thermiques.swf


Tous les documents  nécessaires sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier de phlogistique en calorique)

docs1

docs2

docs3

docs4


 

Combustions (3) Hydrocarbures

olympique

La flamme olympique a été allumée le 5 octobre 2013 en Grèce.

LOUISA GOULIAMAKI / AFP


Troisième partie : combustion des hydrocarbures

 


Ce travail est réalisable en classe de Quatrième. Le compétences mises en oeuvre correspondent aux  attentes du programme, comme il est indiqué dans la partie 1 : voir combustion (partie 1). 


Tous les documents  nécessaires sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier combustions 3).

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Document général : [0 combustion des hydrocarbures.pdf]

 

Consigne 1 individuel puis en groupe (20 minutes)

Les alcanes (une famille d’hydrocarbures) : compléter la fiche [famille des alcanes.pdf]

 

alcanes

 

Mise en commun en groupe. Utilisation des modèles moléculaires.

Animation tableau pour la mise au point.

 

Pour vérifier…

ALCANES

 


 

Consigne 2individuel puis en groupe (40 minutes)

 

Observation préalable (expérience réalisée par le professeur) :

 

combustion2

 

Individuellement : formulez par écrit les hypothèses qui permettent d’interpréter la combustion.

Mise en commun en groupe et réalisation d’une affiche présentant les hypothèses.

 

Présentation de plusieurs affiches et animation tableau pour la mise au point. (On complète avec le rôle de l’allumette, l’agitation thermique qui permet les chocs efficaces, le dégagement de chaleur… Voir combustion partie 2).

 

Visualisation de [methane.gif]

 

methane

 

 

 

Consigne 3 individuel (30 minutes)

 

Ecrire et équilibrer l’équation de la réaction de combustion du méthane puis celle du propane.

 

Animation tableau pour la mise au point.

 

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Magistral en situation (pour compléter les magistraux des parties 1 et 2) : alcanes ; combustion des alcanes ; écriture et équilibrage des équations de réaction (conservation des atomes et donc de la masse) ; divers exemples d’équations de réactions.

 

 

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Prolongements : l’effet de serre et les gaz concernés (vapeur d’eau, méthane, dioxyde de carbone) ; réchauffement climatique… Les moteurs thermiques et les problèmes de pollution…

 


Tous les documents  nécessaires sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier combustions 3).

docs


 

Combustions (2) Carbone

combustion

[…] car rien ne se crée, ni dans les opérations de l’art, ni dans celles de la nature, et l’on peut poser en principe que, dans toute opération, il y a une égale quantité de matière avant et après l’opération ; que la qualité et la quantité des principes est la même, et qu’il n’y a que des changements, des modifications. A. L. de Lavoisier – Traité élémentaire de chimie – 1789.

 


Deuxième partie : combustion du carbone


Ce travail est réalisable en classe de Quatrième. Le compétences mises en oeuvre correspondent aux  attentes du programme, comme il est indiqué dans la partie 1 : voir combustion (1).

 


Tous les documents  nécessaires sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier combustions 2).


 

Document général : [0 combustion du carbone.pdf]

 

Consigne 1 individuel par écrit (20 minutes)

 

Rédiger sur une feuille A4 (qui sera affichée) avec équation de réaction, protocole, schémas…

 

1. Réflexion préalable : quelle est la réaction chimique correspondant à la combustion du carbone ? Quelle sont les idées principales que l’on peut utiliser ?

 

Données :

Carbone C (solide, corps simple)

Dioxygène O(gaz, corps simple moléculaire) 

Dioxyde de carbone CO2 (gaz, corps composé moléculaire)

 

2. Elaboration d’un protocole : on souhaite réaliser la combustion de charbon dans le dioxygène pur et mettre en évidence le produit de la combustion.

 

Matériel disponible :

Un flacon de dioxygène pur 

Un morceau de charbon (sur un support)

Un chauffage électrique

Une seringue munie d’un tuyau

Eau de chaux

Affichage et animation tableau pour la mise au point.

 


 

Consigne 2 en groupe (15 minutes)

 

Réalisation du protocole

combustion3

 


 

Consigne 3 individuel par écrit (15 minutes)

 

A partir du schéma précédent rédiger les observations.

 

Expliquer et schématiser, au niveau atomique :

pourquoi il faut chauffer au préalable le charbon (le porter à incandescence) ; 

pourquoi la combustion se poursuit alors dans le dioxygène pur ; 

pourquoi la combustion est très vive dans le dioxygène pur (alors qu’elle ne l’est pas dans l’air).

 

Animation tableau pour la mise au point.

 

A visionner : barbecue.swf  

https://www.pccl.fr › quatrieme › chimie › combustion_carbone

 

combustion

Ou encore : CombustionCharbon.exe (Olivier Bauquis 2006)

macro

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Magistral en situation :

 

Réaction de combustion ; équation de réaction ; conservation des atomes (et donc de la masse) mais changements d’association.

Température et agitation thermique ; déroulement d’une réaction chimique au niveau atomique (chocs, rupture de liaisons…).

Dégagement d’énergie sous forme de chaleur (transfert d’énergie thermique).

Idée de vitesse de réaction.

 

Réinvestissement : 

Combustion des hydrocarbures : voir combustions 3

 

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Tous les documents  nécessaires sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier combustions 2).

Sans titre

docs

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Combustions (1) Fer

feux d'artifice 

Première partie : combustion du fer

 


Ce travail est réalisable en classe de Quatrième. Le compétences mises en oeuvre correspondent aux  attentes suivantes du programme. Proposer une ou des hypothèses pour répondre à une question scientifique. Mesurer des grandeurs physiques de manière directe ou indirecte. Interpréter des résultats expérimentaux, en tirer des conclusions et les communiquer en argumentant. Développer des modèles simples pour expliquer des faits d’observations et mettre en œuvre des démarches propres aux sciences. Lire et comprendre des documents scientifiques. Utiliser la langue française en cultivant précision, richesse de vocabulaire et syntaxe pour rendre compte des observations, expériences, hypothèses et conclusions. S’exprimer à l’oral lors d’un débat scientifique.

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Tous les documents  nécessaires sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier combustions 1).

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« Lorsque les substances métalliques sont échauffées à un certain degré de température, l’oxygène a plus d’affinité avec elles qu’avec le calorique : en conséquence toutes les substances métalliques, si on en excepte l’or, l’argent & le platine, ont la propriété de décomposer le gaz oxygène, de s’emparer de sa base & d’en dégager le calorique. » A. L. de Lavoisier – Traité élémentaire de chimie – 1789.

lavoisier2

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Document général : [0 combustion du fer.pdf] 

 

Consigne 1 individuel (5 minutes)

Hypothèse. On fait brûler de la laine de fer dans l’air ; après la combustion la masse va être :

     – supérieure à la masse de la laine de fer initiale ?

     – inférieure à la masse de la laine de fer initiale ?

     – égale à la masse de la laine de fer initiale ?

Remarque : le professeur peut faire la démonstration de la combustion au préalable.

Formulez par écrit une explication de votre hypothèse.


 

Consigne 2 en groupe (30 minutes)

Comparaison des hypothèses faites individuellement et réalisation de l’expérience.

combustion1

Que se passe-t-il au cours de la combustion ? Discutez et formulez l’interprétation par écrit, avec schémas si nécessaire, sur une feuille qui sera affichée.

Affichage des feuilles ; présentation de certaines d’entre-elles puis animation tableau pour la mise en commun des résultats et la discussion des hypothèses.


 

Consigne 3 individuel puis groupe (40 minutes)

Chacun reçoit l’un des trois textes suivants : [stahl.pdf]; [lavoisier.pdf] ; [amblard.pdf]

Extraits :

lavoisier

amblard

Lecture individuelle avec repérage des idées principales (surlignage…)

Mise en commun et réalisation d’une affiche avec un schéma pour chaque auteur.

Présentation des affiches et animation tableau pour la mise au point.


 

Consigne 4 individuel puis groupe (1 h 30 minutes)


oxydes

 

Élaborer une interprétation de la combustion à partir des données scientifiques actuelles :

données

Présentation des affiches et animation tableau pour la mise au point.

 

Magistral en situation: la combustion du fer ; équation de réaction chimique (conservation des atomes) ; généralisation et autres exemples.

Réinvestissements : combustions du carbone, du méthane, du butane… Voir : combustions partie 2.

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Tous les documents  nécessaires sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier combustions 1).

docs

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Corrections relativistes

content-resources-library-galileohttps://www.odysseus-contest.eu/library/galileo-daily-benefits-of-space-applications/


 

Les systèmes de positionnement par satellites (GPS, Galiléo, Glonass…) supposent des mesures de temps d’une extrême précision. Ces mesures impliquent la prise en compte des corrections induites par la relativité restreinte et la relativité générale. C’est l’objet du travail proposé ici. (Niveau Terminale S).

Un document publié sur le web nous servira de prétexte à vérification : la description du contexte et les valeurs numériques annoncées sont-elles convenables (aux approximations légitimes près) ?

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Tous les documents  nécessaires sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier corrections relativistes).

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On pourra consulter également, sur ce même site :

Relativité (1) Ether ; Relativité (2) Muon ;

Relativité (3) E=??? ; Relativité (4) Courbure

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Consigne 

Travail individuel de lecture, repérages et élaboration de pistes de vérification ; puis travail en petit groupe avec production d’une affiche présentant les résultats. (55 minutes).

Document : texte.pdf

texte

 Présentation des résultats et animation tableau pour la mise au point et la discussion.


 

galileohttp://esamultimedia.esa.int/multimedia/Galileo_tour/galileo.swf?lang=gb&mylang=gb

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Tous les documents  nécessaires sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier corrections relativistes).

docs

 

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Temps atomique

astro

fontainesHorloges atomique à fontaines d’atomes.


Qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais. Mais si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus. Pourtant, je le déclare hardiment, je sais que si rien ne passait, il n’y aurait pas de temps passé ; que si rien n’arrivait, il n’y aurait pas de temps à venir; que si rien n’était, il n’y aurait pas de temps présent. Les Confessions, Augustin d’Hippone (354-430)

ARISTOTE (-384, -322) « Le temps est le nombre du mouvement selon l’antérieur et le postérieur. »

NEWTON (1643, 1727) « Le temps absolu, vrai et mathématique, en lui-même et de sa propre nature, coule uniformément sans relation à rien d’extérieur. »

KANT (1724, 1804) « Le temps n’est autre chose que la forme du sens interne, c’est-à-dire de l’intuition de nous-mêmes et de notre état intérieur. En effet, le temps ne peut pas être une détermination des phénomènes extérieurs, il n’appartient ni à une figure, ni à une position, etc.; au contraire, il détermine le rapport des représentations dans notre état interne.»


L’étude qui suit porte sur la définition de la seconde et les horloges atomiques (niveau Terminale).


Tous les documents  nécessaires sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier temps atomique).


Consigne de travail 

Individuellement puis en groupe pour la production d’une affiche à base de schémas (90 minutes)

Il s’agit d’expliquer pourquoi la définition de la seconde a été révisée en 1963 ; on s’appuiera sur le principe de fonctionnement de l’horloge à jet de césium et l’intérêt de son utilisation.

Document utilisables : seconde-et-cesium nombres-quantiques ; horloge-atomique

Extraits

seconde

schema

cs6s

nombres

precisions-oscillateurs

petite


Présentation des affiches et animation tableau pour la mise au point et la discussion.


Prolongements : le temps et sa mesure le-temps-et-sa-mesure

Extraits

temps-et-mesure

entretien

Autre documents utilisables :   tai-utc ;  thales

Audios :

docs3


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docs1

docs2

docs4

docs3


La révision du Si

relations_between_new_si_units_definitions-svg


Le système international d’unités (SI) est basé sur des définitions conventionnelles et donc évolutives. Ainsi la définition de la seconde et du mètre ont été révisées en 1967 et 1983. La Conférence générale des poids et mesures projette de la même façon la redéfinition des autres unités de base. C’est l’objet de l’étude proposée ici (niveaux Seconde à Terminale).


Tous les documents  nécessaires sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier la révision du Si)


Résolutions adoptées par la CGPM lors de sa 25e réunion (18‐20 novembre 2014) Sur la révision à venir du Système international d’unités, le SI.

La Conférence générale des poids et mesures (CGPM), à sa 25e réunion, rappelant

  • la Résolution 1 adoptée par la CGPM à sa 24e réunion (2011) qui prend acte de l’intention du Comité international des poids et mesures (CIPM) de proposer une révision du SI consistant à relier les définitions du kilogramme, de l’ampère, du kelvin et de la mole à des valeurs numériques exactes de la constante de Planck h, de la charge élémentaire e, de la constante de Boltzmann k, et de la constante d’Avogadro NA, respectivement, et à modifier la façon de définir le SI, ainsi que la formulation des définitions des unités du SI pour les grandeurs temps, longueur, masse, courant électrique, température thermodynamique, quantité de matière et intensité lumineuse, de manière à ce que les constantes de référence sur lesquelles se fonde le SI apparaissent clairement […]

considérant les progrès significatifs réalisés afin d’effectuer les travaux nécessaires, parmi lesquels

  • l’acquisition des données pertinentes, et leur analyse par le Committee on Data for Science and Technology (CODATA), afin d’obtenir les valeurs requises pour les constantes fondamentales de h, e, k, et NA,
  • la mise au point par le BIPM d’un ensemble d’étalons de masse de référence qui permettra de faciliter la dissémination de l’unité de masse une fois le SI révisé,
  • la préparation des mises en pratique des nouvelles définitions du kilogramme, de l’ampère, du kelvin et de la mole […]

Consigne de travail

Individuellement puis en groupes avec réalisation d’une affiche (55 minutes

La seconde, le mètre et la candela sont déjà définis par des constantes physiques. Expliquez pourquoi le fait de donner des valeurs numériques exactes à la constante de Planck h, à la charge élémentaire e, à la constante de Boltzmann k et à la constante d’Avogadro NA, permettraient d’établir de nouvelles définitions du kilogramme, de l’ampère, du kelvin et de la mole. Faites des propositions de définition.

Documents utilisables :

[0-revision-du-si.pdf] ; [unites-si.pdf] ; [grandeurs.pdf]

 

Extraits

unitessi

actuelles

propositions

relations

dimensions

relations2


Présentation des affiches et animation tableau pour la mise au point.

Comparaison avec les proposition envisagées : [revision-du-si-propositions.pdf]

Prolongement : [redefinition-seconde.pdf]


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docs1

Les gardiens du temps

chronos

Une étude sur le positionnement et la mesure du temps.

En juillet 1714 le Parlement du Royaume Uni et la Reine Anne promulguent le « Longitude Act » qui établit une récompense de 20 000 Livres pour le découvreur d’une méthode fiable de mesure de la longitude pour la navigation maritime. Il en sera de même en France, en Espagne, en hollande, dans les années qui suivirent. On l’a compris, il s’agit, pour ces nations maritimes, de disposer de moyens de navigation fiables.

La préoccupation est plus actuelle que jamais et généralisée à tous les modes de navigation avec les systèmes de géolocalisation (GPS, Galiléo, etc.).

galileo

Mais il faut souligner que la fiabilité du repérage spatial est étroitement liée à la précision de la mesure du temps. C’est l’objet de l’étude qui suit.

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Les documents sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier les gardiens du temps).

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Document général : [les gardiens du temps.pdf]

Consigne 1 individuel puis échanges en petit groupe (30 minutes)

Vérifier la validité des propositions qui suivent.

Nous sommes en l’an 1700. Les navigateurs disposent d’un garde – temps (une horloge) qui conserve l’heure solaire de leur point de départ. Pour faire le point on détermine le moment ou le Soleil est le plus haut dans le ciel : il est alors midi (12 h) localement. La lecture de l’heure du garde – temps permet de déterminer le décalage horaire entre le point de départ et le lieu où se trouve le navire. On en déduit alors position (en longitude) du navire par rapport au point de départ.

On comprend que l’importance de la précision du garde – temps. Une imprécision sur la mesure du temps d’une minute correspond à une imprécision sur la distance d’environ 28 km au niveau de l’équateur.

En 1761, William Harrison (fils de l’horloger John Harrison qui concourt pour le prix du « Longitud Act ») effectue le voyage de l’Angleterre à la Jamaïque. A l’arrivée, le calcul montre que le chronomètre H4 de Harrison est en retard de 5 secondes, soit une erreur de longitude de 1,25 minute (1 degré = 60 minutes) soit une erreur de distance d’environ 2,3 km au niveau de l’équateur.

h4

A consulterhttp://www.musee-marine.fr/programmes_multimedia/faire-le-point/

Document complémentaire (à traduire éventuellement) [Longitude Act.pdf]    

act.png

Animation tableau pour la mise au point.


Consigne 2 individuel puis échanges en petit groupe (20 minutes)

Vérifier la validité des propositions qui suivent.

Un système de positionnement par satellitesfournit sur un récepteur les coordonnées géographiques (longitude, latitude, altitude), la vitesse de déplacement et l’heure à son utilisateur. Les satellites émettent en permanence des signaux micro-ondes donnant leur position précise par rapport à la Terre et l’heure précise (grâce à des horloges atomiques). 

Le récepteur (un smartphone par exemple ou un récepteur de voiture) détermine le temps mis par les micro-ondes pour lui parvenir depuis un satellite en comparant la date d’émission – incluse dans le message – et la date de réception. Ceci permet de déterminer la distance d entre le récepteur et le satellite. Il suffit en principe de trois satellites pour déterminer la position du récepteur. 

Mais diverses sources d’imprécision doivent être compensées, en particulier celle de l’horloge du récepteur. En effet la précision et la stabilité de l’heure du satellite est garantie par plusieurs horloges atomiques qui fournissent une heure qui ne dérive que de quelques nanosecondes par jour (une imprécision de 1 nanoseconde, soit 10-9 s, induit une imprécision de 30 cm sur la distance2). Le récepteur, par contre, ne peut être équipé d’une horloge aussi précise pour des raisons de coût et d’encombrement : l’heure est fournie par un oscillateur à quartz dont la dérive journalière moyenne est de 10 millisecondes. Or une désynchronisation de 10 millisecondes entre l’horloge du satellite et celle du récepteur engendre une erreur de calcul de la position de 3 000 km. Ceci est compensé par l’utilisation du signal d’au moins un quatrième satellite (ou plus, ce qui améliore encore la précision du positionnement).

1Il existe plusieurs systèmes : GPS (américain), Galiléo (européen), Glonass (russe)… Le système GPS utilise un ensemble de 24 satellites en orbite (altitude de 20 200 km). 

2La vitesse des signaux micro-onde est 3x108 m/s (vitesse de la lumière).

galileo-logo

petite

precision

Animation tableau pour la mise au point.

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Les documents sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier les gardiens du temps).

docs

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Dessalement

thediplomat_2016-10-03_15-50-12-386x307

South China Sea: China Activates First Desalination Plant on Woody Island
http://thediplomat.com/ Image Credit: Google Earth

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Le dessalement de la glace de mer à l’étude en chine. Un problème (versions avec et sans question), en particulier pour les terminales S.

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Les documents sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier dessalement).

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Le problème : dessalement-sans-question.pdf 

et version avec questions et corrigé dessalement-avec-questions ; dessalement-corrige

Version sous forme de résolution de problème :  dessalement glace resolution de probleme.pdf

 

Extraits.

enonce

texte3

resolution

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Complément : un extrait d’article du Monde, janvier 2019

dessalement.pdf

dessalement

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Les documents sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier dessalement).

docs1


Titre hydrotimétrique

A propos de la dureté de l’eau.

  • un travail expérimental présente à la façon des ECE ;
  • un problème sans question et la version avec question ;
  • une résolution de problème ;
  • une exploitation de document.

 

resine1

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Les documents  téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier titre hydrotimétrique).

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Le travail expérimental : 0 titre hydrotimetrique.pdf (avec exemple de résultats  exemple resultats.pdf et fiche méthode annexes dosages1.pdf).

Extraits.

edta-reaction

evian

 


 

Les problèmes : carafe-filtrante-probleme-sans-question.pdf ; carafe-filtrante-probleme-complet.pdf ; carafe-filtrante-probleme-corrige.pdf. (D’après un ancien problème de bac).

Extraits.

carafe


 

La résolution de problème : resolution-de-probleme-carafe.pdf.

resolution


 

L’étude de document : resine.pdf.

resine1

resine2


Les documents sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier titre hydrotimétrique).

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docs2

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