Alginates

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Document principal : [0 alginates.pdf]

 

Consigne 1 groupes de deux (30 minutes)

Obtenir les perles de « caviar » en exploitant la recette qui suit.

 Recette : le caviar à la cerise

http://www.cuisinemoleculaire.com/recettes/caviar-%C3%A0-la-cerise

 Ingrédients : 1 sachet de 2g d’alginate de sodium, 1 sachet de 6g de lactate de calcium, 100 mL de sirop de cerise (ou autre), 100 mL d’eau à faible teneur en calcium (<30mg/L), 200 mL d’eau du robinet.

1.   Mélanger les 100 mL de sirop avec l’eau pauvre en calcium. Ajouter un sachet d’alginate. Mixer l’ensemble pour éliminer les grumeaux.

2.   Préparer le « bain de trempage » en diluant le sachet de lactate de calcium dans 200 mL d’eau du robinet. Bien mélanger jusqu’à ce que le sel soit entièrement dissous.

3.   Utiliser une pipette afin de déposer des gouttes de la solution à la cerise dans le bain de trempage. Utiliser ensuite une cuillère percée ou un tamis afin de récupérer les billes puis les rincer à l’eau claire. Ces billes apporteront une touche de couleur et de goût dans tous vos plats !

 


 

Consigne 2 individuel (15 minutes) puis groupes de deux (30 minutes)

Interpréter la formation des billes d’alginate en précisant en particulier le rôle du lactate de calcium.

Aide : document [molecules.pdf].

alginique-alginate

Production d’une affiche (en groupe).

Présentation des conclusions avec animation tableau.

On pourra alors éventuellement utiliser le document [propriétés.pdf]. 


 

Consigne 3 individuel (10 minutes)

 Prolongements.

–  Confiture : exploiter le document [confiture.pdf] pour expliquer la « prise » de la confiture.

– Extraction des alginates : interpréter les étapes d’extraction des alginates à partir des algues ;  document [extraction.pdf].

 


Autre travail possible à partir des algues : extraction du diiode ; document [algues.pdf] ; réalisation de l’extraction et interprétation des étapes du protocole.

 


Documents disponibles.

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La flèche du temps

montre

Montre molle au moment de la première explosion, 1954
Salvador Dalí Museum, St. Petersburg, Florida, USA

  


La flèche du temps

Problématique :

Pourquoi ne pouvons-nous pas inverser le cours du temps ?


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Le travail se déroule en quatre étapes (sur un temps long ou plusieurs séances).

Entropie. (1 heure 15) 

Irréversibilité et flèche du temps. (45 minutes)

Peut-on résister au second principe ? (30 minutes)

Création. (30 minutes)

Pour chaque étape il s’agit d’alterner le travail individuel et en petits groupes pour produire un document écrit qui réponde aux problèmes posés. Les documents (aides et vidéos…) sont accessibles par des liens à partir des fichiers : [0 fleche.pdf] ou [0 fleche.docx].

A l’issu de chaque étape les résultats sont présentés et une animation tableau permet la mise au point et la discussion.


Le travail peut également être effectué en autonomie à partir des fichiers (qui contiennent les liens nécessaires à condition de conserver la structure des dossiers lors du téléchargement)[0 fleche.pdf] ou [0 fleche.docx].


PREMIERE ETAPE : ENTROPIE

Aides mathématiques disponibles : [combinatoire.pdf] : combinatoire

Le document [calculs.pdf] donne les résultats des différents exemples.

1.Jeu de cartes

Quel est le nombre de façon de réaliser un jeu de 52 cartes : 

a) totalement ordonné ?

b) ordonné par couleur ?

c) désordonné ? 

Quelles sont les probabilités d’obtenir chaque type de classement si on bat les cartes ? 

(Remarque : évidemment la notion d’ordre est ici conventionnelle ; la probabilité d’obtenir n’importe quel agencement de carte est la même quel que soit cet agencement.)

2. Entropie, ordre et désordre

L’entropie S est une grandeur physique qui mesure le degré de désordre d’un système au niveau microscopiquePlus l’entropie du système est élevée, moins ses éléments sont ordonnés. Le terme entropie a été proposé en 1865 par le physicien allemand Clausius à partir de la racine grecque tropi qui évoque l’idée de transformation ou de retour en arrière. Il introduisit cette grandeur afin de caractériser mathématiquement l’irréversibilité de processus physiques tels qu’une transformation de travail en chaleur.

Ludwig Boltzmann (1844 – 1906) a exprimé l’entropie en fonction du nombre d’états « microscopiques »Ω, appelé nombre de complexions, correspondant à l’état macroscopique d’un système :

boltzmann

On retrouve également la constante de Boltzmann dans l’équation d’état du gaz parfait : P V = n R T = n Na k T = N k T

Calculer les valeurs de S  pour les états du jeu de carte (1 a), b) et c)).

Quelle est la relation entre le désordre et le nombre de complexions ?

Autre exemple : quel est le système le plus ordonné, une équipe de foot sur le terrain ou une troupe de 11 militaires qui marchent au pas ? (On considérera que les militaires sont totalement interchangeables, sauf le capitaine).

foot

3.Goban

Quel est le nombre de façons de disposer 10 pierres (indiscernables) sur le goban 9×9 ? Quelle est la valeur de l’entropie S ? Mêmes questions pour le goban 13×13. 

Voir :[goban.pdf] goban

4.Gaz

Par analogie avec le goban on peut représenter un gaz comme un ensemble N de molécules indiscernables répartie dans un nombre Z de « cellules ». Chaque cellule a un volume élémentaire v. Le nombre Z de cellule disponibles est donc beaucoup plus grand que N puisque les molécules sont très dispersées.

Comment évolue l’entropie si le volume occupé par le gaz augmente ?


DEUXIEME ETAPE :

IRREVERSIBILITE ET FLECHE
DU TEMPS

1.          Second principe de la thermodynamique et IRREVERSIBILITE

Quel est le point commun aux situations suivantes ?

 

Que peut-on dire de l’évolution de l’entropie d’un système isolé ?

A QUOI CORRESPOND L’IDEE DE FLECHE DU TEMPS ?

 

Aide : [principes.pdf] principes 

Expérience (éventuelle) : mélange gazeux.

melange

2.Mouvement perpétuel ?perpetuel

Pourquoi le mouvement perpétuel est-il impossible ?

Quel type de force est impliqué dans cette impossibilité ?

Pourquoi le second principe de la thermodynamique s’applique-t-il également à ces exemples ?

Aide :[dissipatif.pdf] dissipatif

http://lapressegalactique.com/2016/07/18/le-moteur-heiss-a-energie-libre-permet-de-fabriquer-du-courant-ou-que-vous-soyez-video/

https://www.youtube.com/watch?v=UT36PaqqfTU


TROISIEME ETAPE :

PEUT-ON RESISTER AU SECOND PRINCIPE ? 
Le second principe de la thermodynamique prévoit l’accroissement du désordre. Pourtant des systèmes organisés peuvent se développer :
     le sel cristallise par évaporation ou ébullition de l’eau salée ;
     les organismes vivants se développent et entretiennent leur structure ;
     vous fabriquez en ce moment même des connexions neuronales… 
Mais à quel prix ? 

Analysez les situations suivantes en termes d’entropie de « l’univers » (c’est-à-dire : le système étudié et son environnement) : 
1. Comment diminuer l’entropie d’un jeu de carte désordonné ?
2. Cristallisation du sel par ébullition de l’eau salée.
3. Il faut manger pour vivre.

4. 

 


Aide : [univers.pdf] univers  Quelle est votre conclusion générale ? 

 

QUATRIEME ETAPE : CREATION 

Le second principe de la thermodynamique permet la diminution d’entropiedonc la création de structure dans un système ouvert. Mais dans quelles conditions ? 

1.  Déséquilibre et organisation  
Expérience(éventuelle): la convection
convection

Quel déséquilibre est à l’origine de la convection ? Interpréter les structures formées.

 

Aide : [convection.pdf]   convection

Un système en équilibre peut-il créer de nouvelles structures ?

 

2.  Sensibilité aux conditions initiales

bunimovitch

bunimovitch.swf

http://www.upscale.utoronto.ca/GeneralInterest/Harrison/Flash/Chaos/Bunimovich/Bunimovich.swf

3corps

3corps.swf

http://www.upscale.utoronto.ca/PVB/Harrison/Flash/Chaos/ThreeBody/ThreeBody.html

Expérience (éventuelle) : pendule

4 corps en interaction : 1 pendule métallique et 3 aimants.

 

Lancez le pendule et essayez de prévoir la position finale…

 

 

pendule

 

Quelles sont vos conclusions ?

Aide : [chaos.pdf]   chaos

 

3.  Complexité locale croissante

 


 

Documents disponibles.

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Les liens insérés dans les fichiers [0 fleche.pdf] ou [fleche.docx] correspondent à l’organisation des dossiers téléchargés.

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Avogadro

Détermination de la constante d’Avogadro.

 

atome-image

Résolution atomique observée sur un
monocristal d’or Image réalisée en microscopie à effet
tunnel. © CNRS Photothèque

 

img33

Manipulation d’atomes sur une surface.

Ecriture nanométrique. IBM Almaden, USA


 

Amadeo Avogadro (1776 – 1856) n’est pas l’inventeur de la constante qui porte son nom. C’est Jean Perrin qui, en 1912, lui rend ainsi hommage comme promoteur de la théorie atomique.

 avogadro_amedeo

 perrin

 


 La constante d’Avogadro est définie comme le nombre d’entités élémentaires qui se trouvent dans une mole. Sa valeur correspond par convention au nombre d’atomes de carbone dans 12 grammes de carbone 12.

valeur

Les premières déterminations le la valeur de la constante d’Avogadro remonte au début du XXème siècle. Jean Perrin dans son ouvrage « Les atomes » (1913), rapporte diverses méthodes : 

perrin

Jean Perrin, Les atomes 1913 p.289.

 

 

Entre 1910 à 1917, sir J.J. Thomson et R.A. Millikan déterminent la valeur de la charge de l’électron. Une nouvelle estimation de la valeur de la constante d’Avogadro (6,06 x 1023 mol-1) est obtenue à partir de mesures électrochimiques.

Une illustration de ces méthodes est abordée dans le travail proposé ici.

 


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Objectif : déterminer l’ordre de grandeur de la constante d’Avogadro à partir de l’électrolyse à anode soluble de cuivre.

 


Consigne : étude préalable individuel puis groupe de deux (30 minutes).

 

Individuellement : établir le fonctionnement chimique de l’électrolyse en s’appuyant sur le schéma ci-dessous ; on précisera les mouvements électroniques et les demi-équations redox aux électrodes. Établir la relation entre le nombre d’électrons qui circulent et le nombre d’atomes de cuivre « déplacés ». Prolonger le raisonnement pour obtenir la relation entre la quantité d’électricité qui a circulé pendant la durée de l’électrolyse et la masse de cuivre déplacée.

 electrolyse

Mise en commun et comparaison en groupes de deux.

Animation tableau pour la mise au point.

Apport magistral : [quantite electricite.pptx]

Egalement utilisable : [electrolysis10.swf] http://group.chem.iastate.edu/Greenbowe/sections/projectfolder/flashfiles/electroChem/electrolysis10.swf

 


Protocole expérimental. (1 heure)

Matériel : générateur de tension continue (12 V – 1 A), rhéostat (33 W – 1 A), multimètre ; électrolyseur : bécher de 250 mL ; solution de sulfate de cuivre (II) à la concentration 1,0 mol.L-1 deux électrodes : plaques de cuivre.

 – décapage des électrodes et pesée : polissage au papier abrasif ; dégraissage avec brosse et détergent ; décapage final sous la hotte dans l’acide nitrique à 5% pendant quelques secondes, rinçage et séchage ; numéroter et peser des deux électrodes (à 0,01 g près) ;

– préparation de l’électrolyseur et mise en fonctionnement : solution aqueuse de sulfate de cuivre (II) à la concentration molaire de 1,0 mol.L-1 dans le bécher 250 mL ; les électrodes plongent jusqu’à mi-hauteur ; agitateur magnétique en évitant que le turbulent heurte les plaques de cuivre lors de sa rotation.

electrolyseur

mettre le générateur sous tension et régler rapidement l’intensité du courant à 0,50 A.
Déclencher le chronomètre. La durée de l’électrolyse est fixée à 30 minutes. L’agitation constante de la solution est essentielle pour assurer la stabilité de l’intensité du courant ! Vérifier périodiquement.

– après l’électrolyse

Au bout de 30 minutes(ou d’une durée comparable et mesurée), ouvrir le circuit, extraire les deux plaques et les rincer à l’eau distillée. Observer l’état des deux électrodes. Sécher doucement les deux électrodes à l’aide d’un sèche-cheveux électrique. Peser à nouveau chaque électrode et calculer la variation de leur masse respective.

 


 

Exploitation des résultats groupes de deux (15 minutes).

A partir des mesures de masse et donc des variations de masse des plaques obtenir un ordre de grandeur de la constante d’Avogadro(On donne : qe = 1,6 x 10-19 C ; MCu = 63,5 g.mol-1).

Un exemple de résultat : [exemple résultat.pdf]

 


 

Présentation des résultats et analyse critique : animation tableau pour la mise au point  .

Listage les sources d’incertitude de mesures. 
Autre source d’incertitude : les réactions chimiques « parasites » impliquant H2O et SO42-

reactions


 

Documents disponibles.

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Membranes

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Objectif. Comprendre comment les mêmes concepts physico-chimiques permettent d’interpréter les structures de la mayonnaise, des bulles de savon, des liposomes… et des membranes cellulaires.


 

Document principal : [0 membranes.pdf].

 

Consigne 1 groupes de trois (30 minutes)

Comparaison de la vinaigrette et de la mayonnaise.

Pour la vinaigrette fouettez vigoureusement le mélange d’huile et de vinaigre.

Pour la mayonnaise : mélangez une petite part de jaune d’œuf et un peu de vinaigre. Fouetter vigoureusement  en versant peu à peu l’huile.

Observations de la mayonnaise au microscope.

lame
Faire des préparations microscopiques (lame et lamelle) avec la mayonnaise obtenue à différents stades d’élaboration. Préparer également une lame avec la mayonnaise du commerce. Observer, dessiner et annoter vos observations.

 


 

Consigne 2 individuel puis groupes de trois (45 minutes)

Construire une interprétation des observations précédentes : instabilité de la vinaigrette (émulsion instable) et stabilité de la mayonnaise (émulsion stable). Réaliser une affiche avec schémas et explications nécessaires. 

 

Mots clés : micelles ; solubilité ; interactions ; hydrophobe, lipophobe, hydrophile, lipophile, amphiphile.

 

Documents d’aide : [micelle.pdf] ; [interactions.pdf] ; [amphiphile 1.pdf] ; [amphiphile 2.pdf].

micelle-mayonnaise

Présentation d’affiches ; animation tableau pour la mise au point et les apports magistraux.


 

Consigne 3 individuel (30 minutes)

 Réinvestissements sur plusieurs exemples : les bulles de savon, le lavage, les liposomes.

 1.  Les bulles de savon.

recette

Détergent anionique : SDS (dodécylsulfate de sodium) :

Na+, CH3 (CH2)11 SO4

anionique

Détergent cationique : CTAB (bromure d’hexadécyltriméthylammonium) :

(CH3)3 N+(CH2)15 CH3, Br

cationique

 Ci-dessus deux exemples de molécules contenues dans les détergents ; repérer les parties hydrophiles et hydrophobes de chacune de ces molécules. Interpréter la formation des bulles de savon.

Document d’aide : [bulle.pdf].

 

2.  Le lavage.


lavage

Les détergents sont utilisés comme agents nettoyants : expliquer au niveau moléculaire comment
s’effectue le lavage.

Document d’aide : [amphiphile 2.pdf].

 

3.  Les liposomes.

liposome

Par SuperManu — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2918818

Interpréter comme précédemment la formation et la stabilité des liposomes à partir des propriétés des phospholipides
Document d’aide : [liposomes.pdf].

Prolongement : les membranes cellulaires.

 microscopeVue au microscope électronique. 

simulSimulation moléculaire simplifiée. 

membranePar derivative work: Dosto (talk)Cell_membrane_detailed_diagram_4.svg : https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5442398      https://fr.wikipedia.org/wiki/Membrane_plasmique

bicouche2

Questions préalables. 

Les liposomes peuvent-ils être des organismes vivants ? Pourquoi ? Quelles sont les fonctions principales des membranes cellulaires qui rendent la vie possible ? 

Projection du diaporama [membrane.pptx] ; discussion.
Autre diaporama :  [savon mayo membranes.pptx] ou [savon mayo membranes.pdf].
Formulation des nouvelles questions.

Complément : un pas de plus vers la complexité (selon le niveau des participants).

Un exemple : la pompe sodium – potassium

1. Le potentiel de membrane 

concentrations

Exemple : la différence de concentration des ions sodium Na+ crée une tension électrique entre l’extérieur et l’intérieur de la cellule ; c’est l’équivalent d’une pile de concentration.

nernst
Calculer la tension U dans les conditions indiquée à 37°C. Quelle est la polarité de cette pile ? Quelle est la polarité de la pile correspondant au potassium? Que devrait-il se passer spontanément ? 

2. La pompe sodium/potassium : Na+/K+-ATP-ase.

Pour maintenir la stabilité électrique globale la membrane cellulaire dispose de diverses pompes ioniques. La pompe sodium/potassium ou Na+/K+-ATP-ase est une enzyme trans-membranaire (protéine) qui assure le transport des ions potassium et sodium. 
Document d’aide : [transports.pdf].
S’agit-il d’une transformation spontanée ou forcée ? Pourquoi faut-il un apport d’énergie ? Quelle est la source d’énergie ? Quel objet électrique correspond  la pompe sodium / potassium ? Schématiser par des flèches de couleurs différentes les mouvements ioniques spontanés et forcés.


echanges

 

Animation : [SodiumPotassiumPump.swf].

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Documents disponibles.  

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Datations

36 000 ans B.P. (Before Present)

ENQUETE SUR UN HOMICIDE.

 

Il s’agit de l’exploration de différentes méthodes de datation archéologique : Carbone 14, Uranium – thorium, thermoluminescence et racémisation des acides aminés.

 

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Tous les documents  nécessaires sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier datations).

 

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Document générale : [datation.pdf]

La situation

Agence de Presse Andorre – 27 octobre 2010 

Une découverte exceptionnelle !

 Les travaux de la future station hivernale ont révélé un site d’une richesse inattendue qui suscite l’enthousiasme des plus grands spécialistes mondiaux de la paléoanthropologie.

C’est en préparant les fondations du téléphérique trans-frontières qu’a été exhumé, le 27 septembre dernier, le premier fragment fossile : un crâne pratiquement complet apparenté au genre HOMO, de l’espèce SAPIENS NEANDERTHAL. On l’a « baptisé » du nom d’ANDER.

Les autorités ont suspendu les projets d’aménagement pour permettre l’étude de ce site. Depuis lors les équipes de fouille sont allées de surprise en surprise. On a exhumé le squelette partiel d’ANDER mais aussi d’un autre fossile inattendu, SAPIAND : un HOMO de l’espèce SAPIENS SAPIENS.

On sait que ces deux espèces d’hominidés ont cohabité en Europe entre – 60 000 et – 30 000 ans mais la découverte de ces deux individus, dans un tel état de conservation, est exceptionnelle. De plus les deux fossiles sont séparés d’à peine deux mètres de distance, à moins que des glissements de terrain (ou les travaux d’aménagement) les aient par hasard rapprochés.

Les spécialistes s’interrogent : ces deux individus se sont-ils réellement rencontrés ?

Et la question prend la dimension d’une enquête policière puisque ANDER présente manifestement les signes d’une mort violente !

SAPIAND a-t-il massacré ANDER ? L’enquête n’en est qu’à ses débuts !

ander-sapiand

congres


releve

echantillons


Consigne 1 individuel (10 minutes)

Prise de connaissance de la situation.

Documents : [présentationn.pdf] ; [relevé.pdf] ; [echantillons.pdf].

Présentation du diaporama : [intro.pptx] ou [intro.pdf]

datation1

datation2


Consigne 2 groupes de 4 (1 heure)

Chaque groupe reçoit deux méthodes de datation parmi les trois :

C14 (radioactivité Carbone 14),

U-Th (radioactivité Uranium – Thorium), 

TL (thermoluminescence),

La méthode AAR (racémisation des acides aminés) est également attribuée à tous les groupes.

Il s’agit d’exploiter le fichier de tableur pour obtenir une fourchette de datation et de composer une affiche présentant le résumé de la méthode et des résultats.

Documents disponibles pour chaque méthode : une fiche explicative et un fichier de tableur. 

fiches

Exemples : [c14.xslx]       [c14.pdf]

c14xlsx

fichec14

Egalement disponibles : les fichiers de tableur exploités :

exploites

Exemple : [C14 exploité.xlsx]

c14exploite

 

Présentations des affiches et commentaires des résultats obtenus. Conclusion : l’homicides est-il envisageable ?

Discussion sur le contenu et le déroulement de la démarche.

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Documents disponibles :

Tous les documents  nécessaires indiqués ci-dessous sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier datations).

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fiches

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Spectro (1) – Spectres

feux

 

 

Ce travail porte sur les transitions électroniques et fait donc appel à la notion quantique de niveau d’énergie électronique dans l’atome, point commun d’interprétation pour deux « objets » : feux d’artifices et nébuleuses.

 

 


Tous les documents  nécessaires sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier spectro (1) spectres).


 

Document général (développé ci-dessous) : [0 spectres.pdf]

 

Consigne 1 en groupe (1 séance)

Expériences et interprétations. Les raisonnements et résultats seront présentés sur affiche pour commentaire et conclusions finales.

Documents d’aide disponibles : [transitions.pdf]

 

transitions

transitions2

 

A défaut du matériel nécessaire on peut présenter directement les documents nécessaires à l’étude : [couleurs flamme.pdf] et [lumiere mercure.pdf].

 

 

Expérience 1 : couleurs de flamme (émissions par les ions métalliques).

 

Protocole : document [experience1.pdf] 

 

Interprétation : document [couleurs flammes.pdf].

 

 

spectre-flamme2 

 

 

Expérience 2 : la lumière du mercure (émissions par la lampe à gaz de mercure).

 

Protocole : document [experience2.pdf] ;

 

Interprétation : document [lumiere mercure.pdf].

 

 emission-mercure

Présentations d’affiches et discussion.


 

Consigne 2 individuel (1 séance)

Couleur de nébuleuse : Orion.

Il s’agit d’attribuer la couleur visible de la nébuleuse d’Orion à une raie d’émission de l’hydrogène.

Utiliser le document [orion.pdf] et le document d’aide [transitions.pdf].

 

couleur-orion

carte

 

Animation tableau pour la mise au point et les conclusions.

Présentation éventuelle de la vidéo : [hayden.mpeg]

 


 

Magistral en situation pour résumer et compléter les idées principales.

Quantification des niveaux d’énergie électronique ;

Transitions électroniques dans les atomes libres (gaz monoatomiques) ; émission et absorption.

Signatures atomiques (ou ioniques) et applications (astronomiques par exemple).

 

 

Présentations éventuelles des documents complémentaires :

 

[meca quantique 1 orbitales.pptx] ;

[meca quantique2 transitions.pptx] ; 

[spectres.swf].

 

 

spectro-emission

Merci à Adrien Willm pour cette magnifique animation !

 


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Iridescences

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Tous les documents  nécessaires sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier iridescences).

 

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Document de travail utilisable : [0 iridescences.pdf]

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Consigne 1 groupes de trois (15 minutes)

On recherche les paramètres qui interviennent dans le phénomène .

Observation 1 : bulles et lames de savon. Éclairer sous différents angles et observer.

recette

bulle-lame

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Observation 2 : lames d’airRéaliser et observer les franges irisées dues au film d’air ou d’eau emprisonné entre les deux lames. Agir doucement avec une pointe de stylo et observer.

lame-air

photos dues à http://www.palms.univ-rennes1.fr/PHYLAS/f_interf_fichiers/

 

Consigne 2 individuel puis groupes de 3 (45 minutes)

Problème :comment interpréter la formation des franges irisées ?

schema2

Individuellement : exploiter de façon à expliquer le phénomène d’irisation et l’influence des paramètres (épaisseur, inclinaison).

 

Documents d’aide : [aide.pdf] et [reflexion-transmission.pdf]

Remarque : pour simplifier on ne tiendra pas compte des deux lames de verre qui emprisonnent la lame d’eau ; en effet le problème est beaucoup plus complexe car il y a aussi réflexion, réfraction et transmission par ce deux lames de verre…

 

aide

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est reflexion-transmission.png

 

En groupe : mettre en commun et réaliser une affiche présentant les conclusions.

Présentation d’affiches et commentaires.

 

Prolongement : couleurs interférentielles diapo [papillons.pptx] ou [papillons.pdf]

papillons

 

Et aussi : [colibri.pdf] ; [animal.pdf] ; [diffraction RX.pdf].

 

colibri

rx

 

Documents disponibles :

Tous les documents  indiqués ci-dessous sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier iridescences).

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Chambre noire

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En laissant les images des objets éclairés pénétrer par un petit trou dans une chambre très obscure tu intercepteras alors ces images sur une feuille blanche placée dans cette chambre. […] mais ils seront plus petits et renversés. Léonard de Vinci 1514.

 

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Les documents sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier chambre noire).

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Ce travail est utilisable (et a été expérimenté) au niveau quatrième, en cours ou en EPI. Il fait appel à la proportionnalité et aux calculs qui en découlent. 

 

 

Document général : [0 chambre noire.pdf] 

 

C’est au XIème siècle que le savant arabe El Haitham (Alhazen) donne l’explication du fonctionnement de la chambre noire. Della Porta (1535 – 1615) comprit que l’on pouvait réaliser des chambres noires en réduction en utilisant une boîte opaque munie d’une petite ouverture sur une de ses faces et d’une paroi translucide sur la face opposée. Pour obtenir des images plus lumineuses, il remplaça le petit trou par une ouverture plus grande munie d’une lentille. Dans les années 1820-1850, Nicéphore Niepce, Louis Daguerre et William Fox Talbot inventent des procédés d’enregistrement chimique des images (pellicule) : ainsi naquit la photographie.

 niepceChambre noire de Niepce.

 luminor


 

Construction travail en groupe de 2 (1 séance)

Document [construction.pdf]

construction


 

Consigne  en groupes pour les observations et individuel pour la réalisation des schémas (2 séances)

Etude expérimentale.  

Document : [document travail.pdf] 

1) Observation de l’image d’un objet lumineux.

 Dirigez la chambre noire vers la source (lettre F lumineuse) :schema0 Notez ce que vous observez sur le papier calque.

2) Explication.

 

schema1

Complétez le schéma par les rayons lumineux permettant d’expliquer la formation de l’image sur le calque.

3) Influence de divers paramètres : observer et expliquer

a)      Influence de la distance entre l’objet et la chambre noire (représentez dans chaque cas l’image A’B’ de AB)

schema2Conclusion : si D augmente, alors A’B’ …       

b)      Influence de la longueur de la chambre noire

schema3Conclusion : si L augmente, alors A’B’ …  

c)      Mathématisation

De quoi dépend la dimension de l’image A’B’ ?

Trouvez une formule mathématique permettant de calculer A’B’.

Documents d’aide éventuelle : dossier [calculs] ([calcul taille image.pdf] ; [thales.pdf] )

 d)      Vérifier numériquement sur un exemple à partir des mesures

Sur le banc d’optique organiser le matériel ; effectuer  les mesures nécessaires et vérifier avec la relation mathématique précédente (possibilité d’utiliser un tableur). Document : [chambre noire.xlsx].

e)       Influence de la dimension du diaphragme

 Noter les observations et expliquer par un schéma.


chambre2


 

Documents disponibles.

Les documents sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier chambre noire).

docs1docs2

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Bulles

archibulle

Amusons-nous sur la terre et sur l’onde
Malheureux celui qui se fait un nom
Richesses, honneurs, faux éclats de ce monde
Tout est bulle de savons.

J. Daullé (1703 – 1763).

souffleuse

 


 

Ce travail prend prétexte des bulles de savon, et des architectures qui s’en inspirent, pour étudier la tension superficielle des liquides, les interactions moléculaires et le rôle des tensioactifs amphiphiles. Il peut aussi donner lieu à un travail expérimental mettant en œuvre les techniques Exao pour la mesure de la tension superficielle de l’eau.

 


Tous les documents et images nécessaires sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier bulles).

 


 

Document principal : [0 bulles.pdf]

 

Consigne 1 groupes de trois (15 minutes)

Réalisations et observations de bulles et lames de savon.

recette

bulles


 

Consigne 2 individuel puis groupes (10 minutes)

Interpréter la formation des bulles en termes d’interactions au niveau moléculaire.

Utiliser les documents d’aide : [structure.pdf] ; [amphiphile.pdf] ; [liaisons.pdf].

 

structure-bulle


 

Consigne 3 groupes de 2 ou 3 (60 minutes)

Etude de la tension superficielle de l’eau.

1. Exploitation du document [tension.pdf] avec observations (verre plus que plein, trombone qui surnage, effet d’un tensioactif…).

tension1

tension4bateau

tension2

tension3

 

2. Etude expérimentale de la tension superficielle (selon le matériel exploitable, le temps disponible et les objectifs…).

 

Document : [protocole.pdf].

 

Rédiger le rapport d’expérience.

protocole

Animation tableau  pour les conclusions , avec présentation des rapports.

 


 

Consigne 4 groupes de 3 (30 minutes

bulles2

 

1. Retour aux lames de savon et interprétation en termes de stabilité : observer et
interpréter en exploitant le document [stabilité.pdf].

 

stabilite

Animation tableau pour les conclusions.

2. Architecture et bulles de savon

Présentation du document [archibulle.pptx] ou [archibulle.pdf].

tente

tente

 

munichLe stade olympique de Munich 

watercube
weaire-phelan


 

Documents disponibles :

Tous les documents et images nécessaires indiqués ci-dessous sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier bulles)

docs1

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Atomes

Controverses atomiques.

Atomisme contre équivalentisme.

images (1)

Si j’en étais maître, j’effacerais le mot atome de la science, persuadé qu’il va plus loin que l’expérience ; et jamais en chimie, nous ne devons aller plus loin que l’expérience. J. B. Dumas.

 

En étudiant quantitativement les réactions chimiques, ce qu’on commence à faire à la fin du XVIIIe siècle et qui se poursuit tout au long du XIXe siècle, on découvre que les combinaisons de certains éléments se font par unités discrètes. Certains, les atomistes, en tirent l’hypothèse que cette discontinuité doit exister matériellement, bref que la matière doit être constituée d’atomes. L’introduction de cette notion d’origine philosophique, alors invérifiable par l’expérience, provoque une très longue controverse. Le monde de la chimie européenne se divise en clans antagonistes et la vérité scientifique devient enjeu de pouvoir. B. Bensaude-Vincent.

 

Déjà l’observation a besoin d’un corps de précautions qui conduisent à réfléchir avant de regarder, qui réforment du moins la première vision, de sorte que ce n’est jamais la première observation qui est la bonne. L’observation scientifique est toujours une observation polémique ; elle confirme ou infirme une thèse antérieure, un schéma préalable, un plan d’observation ; elle montre en démontrant, elle hiérarchise les apparences, elle transcende l’immédiat, elle reconstruit le réel après avoir reconstruit ses schémas. Naturellement, dès qu’on passe de l’observation à l’expérimentation le caractère polémique de la connaissance devient plus net encore. Alors il faut que le phénomène soit trié, filtré, épuré, coulé dans le moule des instruments, produit sur le plan des instruments. Or les instruments ne sont que des théories matérialisées. Il en sort des phénomènes qui portent de toutes parts la marque théorique. Gaston Bachelard  Le Nouvel esprit scientifique 1934.


atomes-dalton0

 J. Dalton. A New System of Chemical Philosophy. 1808. p. 218 et 219 (document : [formules dalton.pdf])

dalton-turner

John Dalton.

balance

Trébuchet – mesures de masse en chimie.

http://lyc21-carnot.ac-dijon.fr/IMG/jpg/Image_0111_1_1.jpg

livre dalton


Tous les documents nécessaires sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier atomes).

 


Document général : [0 atomes.pdf]

 

Consigne 1 individuel (15 minutes)

 

Utiliser le document [formules dalton.pdf] (voir plus haut) : traduire en langage moderne (et en français…) les lignes encadrées. On utilisera en particulier les termes atome et molécule et les symboles chimiques actuels des éléments.

Sachant que Dalton n’a aucune connaissance des combinaisons chimiques à l’époquerepérer ses « erreurs » (qui seront rectifiées par la suite avec le développement de la théorie atomique).

 

Animation tableau pour la mise au point et (selon le niveau) lecture partielle du document [naissance atomisme.pdf].

 

 dates

 


 

Consigne 2  groupes de trois (20 minutes)

 

Loi des proportions multiples (loi de Dalton) : si deux éléments peuvent se combiner en donnant plusieurs substances différentes, les rapports de masse du premier élément qui se lie à une masse constante de l’autre ont entre eux un rapport de nombres entiers.

 

1. J. B. Proust a étudié les oxydes d’étain et a trouvé que leurs masses se composaient soit à 88,1 % d’étain et 11,9 % d’oxygène, soit à 78,7 % d’étain et 21,3 % d’oxygène. Dalton a noté de ses pourcentages que 100 g d’étain réagira avec 13,5 g ou 27 g d’oxygène.

2. Deux composés sont formés par les éléments carbone et oxygène. Le premier renferme 42,9 % de carbone et 57,1 % d’oxygène. Le second composé renferme 27,3 % de carbone et 72,7 % d’oxygène.

A partir de ces deux exemples montrer que la loi des proportions multiples est vérifiée et que la théorie atomique permet d’interpréter les proportions mesurées. On utilisera les données actuelles (symboles et masses atomiques molaires) : Etain Sn : M = 118,7 g.mol-1 ; Oxygène O : M = 16 g.mol-1 ; Carbone C : M = 12 g.mol-1.

Réalisation d’une affiche présentant les raisonnements et résultats.

Présentation d’une ou plusieurs affiches et discussion.

 


Consigne 3 groupes de trois (20 minutes)


1. Etudes expérimentales : électrolyse et synthèse de l’eau. (Travaux de groupe pour l’électrolyse et démonstration pour la synthèse ou démonstration pour les deux).

On vérifie le rapport des volumes des deux gaz obtenus par électrolyse. Pour la synthèse on récupère le mélange des deux gaz dans un même récipient (en plastique) et on provoque la combustion explosive.

 electrolyse

C. Haraucourt « Nouvelle Physique, entièrement conforme aux programmes de 1909 ».

2. Construction des formules chimiques à partir de l’hypothèse d’Avogadro : utiliser le document [avogadro.pdf] et résoudre les problèmes posés.

avogadro

Animation tableau pour la mise au point et discussion sur le déroulement de la séance.


Compléments (selon le niveau) dans le dossier documents.

Diapos [atome1.pptx] et [atome2.pptx] ou [atome1.pdf] et [atome2.pdf]

afm

Document [histoire epistemologie.pdf].

 L’observation scientifique est reconstruction du réel. Pour observer, suffit-il, comme l’écrit Duhem, « d’être attentif et d’avoir les sens suffisamment déliés » ? Gaston Bachelard le conteste : observer n’est pas voir. L’observateur ne se borne pas à contempler passivement la nature, les sens en alerte, prêt à saisir le fait qui pourra faire l’objet d’une nouvelle théorie. (Combien d’hommes ont vu tomber des pommes trop mûres sans pour autant en induire une loi de la gravitation universelle). L’observation scientifique exige au contraire la participation de l’esprit, qui la provoque en fonction de ses propres exigences. L’observation n’est donc jamais un constat pur de toute idée préconçue, mais le résultat d’un projet, d’une volonté de reconstruction du réel. Au fond, l’esprit scientifique ne s’instruit qu’auprès des objets qu’il a préalablement construits. Et ce n’est pas la raison humaine qui se règle sur les objets quelle identifie, mais l’objet qui est construit conformément à l’idée que s’en fait d’abord la raison. Ce qui fait dire à Bachelard « qu’après avoir formé, dans les premiers efforts de l’esprit scientifique, une raison à l’image du monde, l’activité spirituelle de la science moderne s’attache à construire un monde à l’image de la raison. Serge Le Strat. Epistémologie des sciences physiques.

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Documents disponibles.

Tous les documents indiqués ci-dessous sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier atomes).

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