La DITP a été créée par décret n° 2015-1165 le 21 septembre 2015. Elle assure la mise en œuvre du programme de transformation publique défini par le Gouvernement. L’objectif : une action publique plus proche, plus simple et plus efficace pour améliorer concrètement la vie des Français et des agents publics.
Les équipes de la DITP ont 4 missions principales :
assurer la mise en œuvre des politiques prioritaires du Gouvernement sur tout le territoire,
coordonner l’action des administrations pour simplifier les démarches et améliorer la qualité du service pour les usagers,
porter, avec ses partenaires interministériels, l’innovation, le développement des compétences, la transformation des organisations, des pratiques managériales et de la gestion publique,
accélérer les projets à fort impact des administrations avec l’appui de ses équipes de consultants internes et d’experts, ainsi que du Fonds pour la transformation de l’action publique (FTAP).
——————————
Tous les documents indiqués sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier experts).
—————————
Le rapport de McKinsey sur l’évolution du métier d’enseignant (2020), destiné à la DITP et au Ministère de l’Éducation Nationale, a couté 496 800 euros. Voici une petite collection de documents…
Le chimiste suédois Jacob Berzelius (1779-1848) avait introduit le concept de catalyse en 1835. Un catalyseur accélère la vitesse d’une réaction chimique et se retrouve inchangé à la fin de l’opération. Les enzymes sont-elles des catalyseurs biologiques, puisque les réactions qu’elles assurent ne se produisent pas spontanément en leur absence ? On doit à Victor Henri (1872-1940), biophysicien et psychologue français d’origine russe, d’avoir le premier démontré en 1902 que la formation réversible d’un complexe enzyme-substrat était la condition même de l’activité enzymatique. En 1913, le biochimiste berlinois Leonor Michaelis (1875-1949) et la chercheuse canadienne Maud Menten (1879-1960), précisent les étapes de la catalyse enzymatique. Leur dispositif expérimental est étonnamment simple : à une dose constante d’enzyme, on ajoute des quantités croissantes de substrat et on mesure en chaque point la quantité de produit libéré (P). On savait déjà que l’enzyme (E) doit fixer son substrat (S) dans un site dit actif qui doit posséder une conformation spatiale de complémentarité (modèle clé-serrure), dans une logique d’équilibre réversible (E + S, ES). La logique de Michaelis-Menten repose sur la rapidité de l’établissement de cet équilibre réversible entre E, S et ES. Au sein du site actif, le complexe ESsubit un abaissement de l’énergie de la liaison à modifier, ce qui constitue le moteur de l’activité catalytique. La liaison une fois rompue, les produits de réaction P sont libérés et l’enzyme reste inchangée, n’étant pas consommée dans l’opération : E + S, ES, E + P. […]
——————————
Tous les documents indiqués sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier enzyme).
—————————
Une exploration documentaire pour appréhender, modestement et au niveau élémentaire, les mécanismes de la catalyse enzymatique.
Des aurores boréales visibles en France : un événement exceptionnel !
Dans la nuit du 10 au 11 mai 2024, des aurores boréales sont apparues dans le ciel français et dans de nombreux autres pays peu habitués à ce spectacle. Retour sur cette nuit peu banale. Les aurores boréales font partie des choses que l’on souhaite admirer lorsque l’on visite des pays comme l’Islande, la Norvège, la Finlande ou encore le nord du Canada. À ces hautes latitudes, il s’agit de phénomènes assez courants. En revanche, en voir en France est beaucoup plus rare, pour ne pas dire exceptionnel. Alors que s’est-il passé dans la nuit du 10 au 11 mai, lorsqu’elles ont envahi le ciel français, mais aussi celui de nombreux pays qui n’y sont pas habitués ?
Une animation d’une suite d’images directes prises [entre juillet 2009 et juillet 2016] par l’Observatoire Gémini-Nord du système HR 8799, contenant quatre exoplanètes. La lumière de l’étoile centrale a été bloquée par un coronographe. (Crédit: J. Wang/Caltech/C. Marois/NRC-Herzberg).
HR 8799 est une étoile […] située à 135 années-lumière du Soleil dans la constellation de Pégase. […] Elle est au centre d’un système comprenant un disque de débris et au moins quatre exoplanètes massives qui furent, avec Fomalhaut b, les premières détectées par imagerie directe, par les Québécois Christian Marois, René Doyon et David Lafrenière avec les télescopes Keck et Gemini à Hawaii en 2008.
———————————————
Giordano Bruno (1548 – 1600).L’Infini, l’Univers et les Mondes. 1584.
Il existe une infinité de terres, une infinité de soleils et un éther infini – ou, comme le disent Démocrite et Épicure, un plein infini et un vide infini, l’un placé dans l’autre.
Nous ne discernons que les plus grands soleils, des corps immenses. Mais nous ne discernons pas les terres car, étant beaucoup plus petites, elles nous sont invisibles. De même, il n’est pas impossible que d’autres terres tournent autour de notre soleil et nous soient invisibles en raison d’une distance plus grande ou d’une taille plus petite.
Derrière l’enthousiasme que provoque l’accélération des découvertes d’exoplanètes, se cache un important bémol : les détails qu’on croit détecter sur l’une ou l’autre de ces planètes tournant autour d’étoiles lointaines, viennent avec une grosse marge d’incertitude. Ainsi, une exoplanète dont il avait été suggéré qu’elle abritait un océan, vient de révéler qu’il s’agit probablement d’une planète gazeuse. K2-18 b – c’est son nom – tourne autour d’une étoile située à 110 années-lumière. Dès sa découverte en 2015, elle s’était démarquée : elle était dans la catégorie des planètes dites « super-Terre » ou « mini-Neptune », ce qui désigne des planètes rocheuses, plutôt que des boules de gaz géantes comme Jupiter, Saturne, Uranus ou Neptune. En 2019, des astronomes y avaient détecté des traces de vapeur d’eau, et comme cette planète se situe dans ce que les astronomes appellent la « zone habitable », donc juste à la bonne distance de son étoile pour que cette eau puisse y exister à l’état liquide : une condition pour la vie. Les plus optimistes, vu la taille de la planète, se mirent à évoquer un océan. Enfin, en 2023, on détectait dans son atmosphère, grâce au télescope spatial James-Webb (JWST), des traces de sulfure de diméthyle : une molécule qui, sur Terre, n’est produite que par des êtres vivants, dont le plancton. Or, une nouvelle analyse des données du JWST suggère que l’abondance de méthane et de dioxyde de carbone pointe plutôt vers une planète qui serait une boule de gaz, et non une planète rocheuse largement recouverte d’un océan, la raison, lit-on, étant que ces molécules seraient décomposées par un procédé appelé photolyse si elles nageaient dans un monde océanique. Quant au sulfure de diméthyle, il s’agirait d’un « faux signal ». La nouvelle recherche n’a été pour l’instant que prépubliée (elle est en phase de révision pour publication dans la revue Astrophysical Journal Letters). Mais cette recherche est avant tout un rappel du fait que les données que les astronomes réussissent à extraire des observations du JWST, en dépit de la puissance inédite de ce télescope, restent très partielles. Et cette recherche est aussi un rappel que toute affirmation sur la détection d’une « biosignature » —une « signature » dans l’atmosphère qui serait attribuable à de la vie— devra faire l’objet de la plus grande prudence, tant qu’elle n’aura pas été confirmée et reconfirmée par d’autres analyses.
——————————
Tous les documents indiqués sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier exoplanetes).
—————————
Quelques éléments pour aborder l’exploration des exoplanètes.
Les per- et polyfluoroalkylées, plus connus sous le nom de PFAS, sont des substances chimiques dont les propriétés spécifiques sont mises à profit dans de nombreux produits de la vie courante. Extrêmement persistants, les PFAS se retrouvent dans tous les compartiments de l’environnement et peuvent exposer les populations à travers l’air, les aliments et l’eau de consommation, ou encore l’utilisation de différents produits et objets du quotidien.
Où trouve-t-on des PFAS dans l’environnement ? L’utilisation large et variée de ces composés chimiques, combinée à leur caractère très persistant, entraîne une pollution de tous les milieux : l’eau, l’air, les sols ou encore les sédiments. Certains s’accumulent dans les organismes vivants, plantes et animaux, et se retrouvent dans la chaîne alimentaire. D’autres, plus mobiles, sont transportés sur de très longues distances par l’eau ou l’air et peuvent se retrouver jusque dans les océans, y compris sur de longues distances.
Pourquoi ces composés sont-ils préoccupants pour notre santé ? Les travaux scientifiques sur certains PFAS connus montrent qu’ils peuvent avoir des effets délétères pour l’être humain : augmentation du taux de cholestérol, cancers, effets sur la fertilité et le développement du fœtus, sur le foie, sur les reins, etc. Ils sont également suspectés d’interférer avec le système endocrinien (thyroïde) et immunitaire. En décembre 2023, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé le PFOA comme « cancérogène pour l’Homme » (Groupe 1) et le PFOS comme « peut-être cancérogène pour l’Homme » (Groupe 2B).
——————————
Tous les documents indiqués sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier pfas).
—————————
Une exploitation documentaire pour faire connaître les PFAS.
Élodie Lapierre. Le cuir, le cuir végétal et le cuir vegan : quelles différences et quelles significations ? Dans les produits en simili cuir, on distingue deux familles. Les similicuirs synthétiques : des imitations en polyuréthane, comme le Skaï® (marque déposée) ou en polychlorure de vinyle (PVC) ; les similicuirs végétaux qui renvoient à l’appellation erronée de « cuir vegan » : Piñatex® (à partir de fibres d’ananas), Vegea® (marc de raisin), Apple Skin® (à partir de pommes)… Ce sont toutes des marques déposées. Le cuir végétal, dans l’imaginaire collectif, fait référence au simili cuir végétal (« cuir vegan ») alors qu’en réalité, il correspond au tannage végétal du cuir véritable. […] Attention, similicuir végétal ne signifie pas 100% végétal ni sans impact pour l’environnement. Pour aboutir à une matière souple, se rapprochant du cuir, d’autres substances chimiques de synthèse sont ajoutées. La Frumat & Vegea Company indique utiliser du polyuréthane (matière plastique issue de la pétrochimie), mais nous n’avons pas accès à l’ensemble des éléments chimiques entrant dans la composition des « recettes ». Ces simili cuirs sont protégés par des brevets et la composition est gardée confidentielle. De plus, que ce soit le champignon poussant dans les forêts tropicales ou les ananas, la distance entre leur origine de production, les sites de transformation et les ateliers de confection va avoir un bilan carbone plus ou moins impactant.
——————————
Tous les documents indiqués sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier similicuirs).
Les plantes synthétisent naturellement des molécules aromatiques afin de se protéger contre les insectes nuisibles, se reproduire ou même communiquer. Ces substances, également appelées essences, sont extrêmement odorantes et volatiles. Il suffit de passer à côté de certaines fleurs, de froisser une feuille ou de frotter une racine entre ses mains pour que leurs parfums viennent chatouiller les narines. Utilisées en diffuseur, ajoutées à l’eau du bain, ingérées, appliquées sur la peau, ou en inhalation, ces huiles sont proposées comme compléments alimentaires, produits cosmétiques, dispositifs médicaux ou simples parfums d’ambiance. […] Sont-elles réellement sans danger? Tout dépend de l’utilisation que l’on en fait! Derrière la vitrine anodine et réputée naturelle de leurs vertus tonifiantes, apaisantes ou antiseptiques, se cachent en effet des composés chimiques, hautement concentrés, qui peuvent se révéler nocifs si des précautions d’usage ne sont pas respectées. L’Union européenne classe d’ailleurs certaines d’entre elles comme substances dangereuses1 et exige, à ce titre, la présence de mentions claires destinées à informer le consommateur.
Les utilisations des substances odorantes des plantes sont connues depuis l’Antiquité. Les premiers textes relatant l’utilisation d’huiles fines et de parfums sont des papyrus hiéroglyphes égyptiens datant de plus de 2 800 ans. Le papyrus Ebers en Égypte ainsi que les récits d’Hérodote, de Pline et des médecins Dioscoride et Galien montrent que les Égyptiens utilisaient les huiles extraites des plantes, les parfums et les essences de plusieurs plantes aromatiques, auxquels ils recouraient pour la pharmacologie et l’embaumement. Ils connaissaient trois méthodes pour extraire les huiles essentielles, la macération (cuisine, parfumerie et pharmacopée), l’enfleurage et une forme archaïque de distillation. Les civilisations chinoises et indiennes employaient également les huiles essentielles pour les soins thérapeutiques et cosmétiques : l’empereur Chen Ning rédigea un traité de phytothérapie, et l’on sait qu’en Inde, la médecine ayurvédique et les livres sacrés des Védas connaissaient plus de sept cents épices (basilic, cannelle, nard, myrrhe, santal, entre autres) et on utilisait les parfums à des fins liturgiques et thérapeutiques. Plus généralement la phytothérapie, l’utilisation de substances issues des plantes dans la médecine, est connue de toutes les civilisations. La naissance de l’aromathérapie moderne est due au chimiste René Maurice Gattefossé, dans les années 1920.
——————————
Tous les documents indiqués sont téléchargeables à l’adresse DOCS (dossier huiles-essentielles).
—————————
A propos des huiles essentielles on se propose d’explorer les procédés d’extraction.