La structure des rayons de cires suscite l’interrogation depuis fort longtemps.
Pappus d’Alexandrie (IVe s.) démontre qu’à périmètre égal, un polygone a une aire d’autant plus grande qu’il a de côtés, justifiant ainsi que les cellules des abeilles soient hexagonales plutôt que carrées ou triangulaires.
Johannes Kepler, en 1611, émet l’hypothèse que les abeilles ont un « esprit mathématique ».
Le physicien Réaumur, dans ses Mémoires pour servir à l’histoire des insectes (1740), soupçonne les abeilles de construire leur gâteau de cire dans un souci d’économie.
Charles Darwin, en 1859, indique que les abeilles construisent initialement une alvéole circulaire qui devient ensuite hexagonale.
Alors comment interpréter la formation de ces structures géométriques autrement que par « l’esprit mathématique » des abeilles ?
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Alexis McGivern.Les plastiques recyclables et biodégradables donnent l’impression d’être plus respectueux de l’environnement. Mais la réalité n’est pas aussi simple. Lorsqu’Alexander Parkes dépose le brevet pour le premier plastique artificiel, il s’agissait d’une alternative à l’ivoire plus respectueuse de l’environnement. 150 ans plus tard, ce matériau est passé du statut de Robin des Bois à celui de meilleur ennemi de la planète. Au cours de cette période, 5,7 milliards de tonnes sur les 8,3 milliards de tonnes produites ont fini à la décharge…
Les plastiques sont-ils dans l’impasse ?
Ou bien peut-on recycler et innover ?
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Une petite collection documentaire autour du styrène et son polymère, à partir du poème de Raymond Queneau et du film d’Alain Resnais (1958) « le Chant du Styrène ».
O temps, suspends ton bol, ô matière plastique D’où viens-tu ? Qui es-tu ?
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Après avoir inventé le cinématographe en 1895, les frères Lumière ont porté leurs recherches sur la photographie en couleur. Des expérimentations similaires avaient déjà été faites depuis les années 1860 (trichromie soustractive), mais sans qu’il soit envisageable de rendre le procédé commercialisable. En 1903, les frères Lumière déposent le brevet de l’autochrome. Ce nouveau procédé est commercialement viable et disponible pour le public dès 1907. La gélatine photosensible est imprégnée de fécule de pomme de terre colorée très fine. L’image produite est un positif couleur.
Les grains de fécule de la plaque autochrome vus au microscope.
Colorés en orangé, vert et violet, et mélangés, les grains ont été saupoudrés sur la plaque de verre revêtue d’un enduit poisseux. Ils sont au nombre de 8000 à 9000 par millimètre carré. Mais ils n’ont pas encore été écrasés au laminage, et les intervalles microscopiques qui les séparent laissent filtrer de la lumière blanche.
La même plaque vue au microscope après laminage.
Les grains de fécule orangés, vert et violet ont été écrasés par le laminage, et les intervalles subsistant encore ont été bouchés par de la poudre impalpable de charbon. Il ne reste plus qu’à recouvrir la couche de grains d’un vernis isolant sur lequel sera étendue l’émulsion sensible.
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L’autochrome de Louis Lumière est le premier procédé industrialisable de photographie en couleur. Mais quel en est le principe ?
On propose ici six documents qui le décrivent. Il s’agit d’en extraire et exploiter les éléments pertinents d’interprétation.
Exemple d’exploitation.
Les documents peuvent être répartis entre les participants à ce travail pour une première phase de travail individuel. La mise en commun en petits groupes permettra les échanges nécessaires à la réalisation d’un poster qui sera présenté en grand groupe avec animation tableau. Il s’agit de présenter de préférence une interprétation sous forme schématique.
Des ébauches de schémas devraient faciliter la tâche :
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« Post-truth » a été élu mot de l’année en 2016 par le Dictionnaire d’Oxford…A l’ère de la post-vérité, selon laquelle tout se vaut et tout serait affaire d’opinion, comment restaurer la valeur les « vérités de science », qui ne sont ni absolues ni définitives ?
Selon Karl Popper il n’existe pas de méthode permettant d’aboutir à la certitude et tout énoncé scientifique est, contrairement à la croyance, par essence réfutable. La voie de la construction de la connaissance scientifique est donc, pour Popper, celle des « conjectures et réfutations » contrôlées qui permettent d’obtenir des vérités temporaires et partielles.
permet d’aborder le problème de l’argumentation scientifique. On peut valider la possibilité du mouvement de rotation de la Terre sur elle-même et contrecarrer ainsi les « preuves platistes ». Mais on ne prouve pas du même coup que la Terre tourne sur elle-même dans le référentiel géocentrique…
Un objet géocroiseur (ou NEO, de l’anglais Near Earth Object) est un astéroïde ou une comète du système solaire que son orbite autour du Soleil amène à faible distance de l’orbite terrestre, et donc potentiellement à proximité de la Terre. Compte tenu de leur masse et de leur vitesse, les objets géocroiseurs peuvent entrainer une catastrophe humaine majeure éventuellement planétaire même si la probabilité d’un tel impact est extrêmement faible. […]
Impacts remarquables. Par le passé plusieurs objets géocroiseurs de grande taille sont entrés en collision avec la Terre et ont fortement marqué l’histoire de notre planète. En 2014 on avait identifié environ 140 cratères d’impact à la surface de la Terre. Certains de ces impacts sont plus connus parce qu’ils ont laissé un témoignage au sol spectaculaire ou ont eu un impact très fort sur l’évolution du vivant ou encore parce qu’ils se sont produits à l’époque moderne. Le plus connu, qui subsiste à l’état de trace, est le cratère de Chicxulub (180 kilomètres de diamètre situé au Mexique), provoqué par l’impact d’un objet de plus de 10 kilomètres de diamètre il y a 66 millions d’années. La catastrophe résultante serait à l’origine de l’extinction massive du Crétacé Tertiaire qui a entrainé la disparition d’une grande partie des espèces animales dont les dinosaures. Le Meteor Crater (1,2 kilomètre de diamètre), situé aux États-Unis, résulte de l’impact d’un astéroïde de 45 mètres de diamètre qui s’est écrasé il y a 50 000 ans. À l’époque moderne l’événement de la Toungouska qui s’est produit en Sibérie en 1908 est attribué à l’explosion à haute altitude d’un astéroïde ou d’un morceau de comète d’une taille comprise entre 50 et 200 mètres. 2 000 km2 de forêt ont été détruits par ce phénomène qui s’est déroulé au-dessus d’une région inhabitée. Plus récemment le superbolide de Tcheliabinsk un astéroïde d’environ 15 mètres de diamètre circulant à une vitesse de 18 km/s s’est pratiquement complètement désintégré dans le ciel au-dessus de la ville éponyme en Sibérie en 2013. Environ 1 500 personnes ont été blessées par les éclats de vitre brisées par les explosions.
Quand le chaos détruira le système solaire… Laurent Sacco – 2009. De Newton à Poincaré en passant par Laplace et Gauss, la question de la stabilité du système solaire n’a cessé de tracasser les mathématiciens spécialistes de la mécanique céleste. C’est par cette faille dans la forteresse des équations déterministes de la mécanique classique que la chaos est entré et a acquis ses lettres de noblesse. A la fin du dix-neuvième siècle, Poincaré avait même montré que trouver une solution analytique au simple problème du mouvement de trois corps sous l’action de leur champ de gravitation était impossible. […]
D’après l’animation [threebodies.swf] actuellement exploitable avec swf-opener ou bien directement sous la forme [threebodies.exe]
Un impact dévastateur d’astéroïde, comparable à celui qui a contribué à l’extinction massive d’espèces à la transition crétacé – paléogène, est-il possible et prévisible ?Les documents sont regroupés en trois thèmes : le problème à trois corps, la crise crétacé – paléogène, les NEOS.Leur exploitation peut se réaliser sous diverses formes selon les objectifs poursuivis, le temps disponible et autres contraintes :partagée par thème en plusieurs groupes de travail , transversale en répartissant les documents de chaque thème selon les groupes… La réalisation de posters synthétiques permettra les échanges en grand groupe avec animation tableau…
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Mesure sélective de concentration de gaz par capteur infrarouge.
L’absorbance sélective des infrarouges permet la mesure de concentration dans l’air de gaz tels, entre autres, que le CO (très toxique par fixation sur l’hémoglobine) et le CO2 (toxique par acidose à concentration supérieure à 3%) ou encore les hydrocarbures (inflammables). Les documents proposés permettent l’étude du principe des mesures : choix des longueurs d’onde des infrarouges utilisables selon le gaz concerné, loi de Beer-Lambert pour le quantitatif…
Une petite collection documentaire pouvant donner lieu à une exploitation partagée (travail individuel sur une partie des documents puis mise en commun en petit groupe avec la réalisation d’un poster…) ou autres formes d’utilisation spécifique sur un thème particulier. Les contenus sont en effet très diversifiés :structures moléculaires et isoméries, spectres, analyse critique de protocoles, réactions de synthèse, effet ouzo et diffusion de la lumière, diffusion de neutrons aux petits angles (DNPA)…
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La lupuline est une substance jaunâtre produite par les plants femelles du houblon (Humulus lupulus) et utilisée en brasserie pour donner à la bière son amertume. Elle sécrète en effet des résines amères (contenant de la lupulone, l’humulone, et le xanthohumol) qui contribuent essentiellement à cette amertume et des huiles essentielles (hydrocarbures du groupe des terpènes) qui contribuent en partie au bouquet de la bière.
Au cours de la fabrication de la bière, la lupuline, principe actif du houblon, se décompose en deux composés, l’acide alpha humulone et l’acide bêta lupulone. Au cours de la cuisson, l’humulone se transforme ensuite en isohumulones, deux bactériostatiques à la saveur amère. Le second acide, la lupulone, qui est lui aussi un antibactérien, est en outre un antioxydant. Ces composés contribuent avec un autre tannin aux effets antimicrobiens et antibiotiques, le xanthohumol, à la conservation de la bière.
L’international bitterness unit (« unité internationale d’amertume », symbole IBU) est une unité utilisée par les brasseurs pour mesurer l’amertume de la bière. […] L’IBU se calcule selon la formule suivante : IBU = 10/3 x H x (A + B/9) où : H est la concentration de houblon en gramme par litre ; A est la concentration d’acides α dans le houblon, en pourcentage ; B est la concentration d’acides β dans le houblon, en pourcentage. Plus l’IBU est élevé, plus l’amertume est importante. La plupart des bières très commerciales ont un IBU tournant autour de 16. […]
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On prend ici prétexte de la mesure de l’amertume de la bière (IBU) pour aborder la méthode d’analyse chromatographique à haute performance (HPLC).Il s’agit d’un dossier documentaire pouvant donner lieu à une exploitation partagée (travail individuel sur une partie des documents puis mise en commun en petit groupe avec la réalisation d’un poster…).Les contenus donnant lieu à un travail de synthèse sont par exemple : les structures moléculaires (acides alpha et béta) et isomérisations ;l’analyse quantitative chromatographique HPLC : principe, exemples de résultats…
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